Leadership pour une économie résiliente

25-26 Juin 2020

 

La pandémie COVID-19 a révélé les faiblesses et les forces de nos systèmes socio-économiques. Elle entraîne l'économie mondiale dans une récession, causant de grandes difficultés.

En même temps, elle nous offre une occasion historique de construire une économie durable, inclusive et résiliente, une fois pour toutes.

 

Veuillez noter que cet événement en ligne aura lieu en anglais. Pour plus d'informations et le programme veuillez cliquez ici.

Le quatrième objectif de développement durable des Nations unies concerne l'accès à une éducation de qualité et à l'apprentissage tout au long de la vie - deux éléments essentiels pour apporter des changements positifs dans le monde.

Nous vivons à une époque de changements constants, rapides et profonds, déclenchés par le changement climatique et la transformation numérique. Pour trouver les bonnes réponses à ces nouvelles questions, nous devons apprendre davantage, et peut-être différemment. La curiosité, la créativité et l'esprit critique sont aussi importants que les compétences en mathématiques, en informatique, en langues, etc. Nous devons faire preuve d'innovation et d'ingéniosité pour construire un monde juste, pacifique et durable pour nous et nos enfants.

L'apprentissage a besoin de systèmes d'éducation bien gérés, mais il vient de chacun-e d’entre nous, de notre propre intérieur. Apprendre peut être amusant, mais parfois aussi douloureux. En préparation du prochain événement « Leadership éthique dans le business » en juin 2020, nous avons invité diverses personnes du monde entier à partager des récits de leurs parcours d'apprentissage. Ces récits offrent des aperçus inspirants et nous invitent à réfléchir sur notre éducation et notre apprentissage tout au long de la vie.

"Mon expérience d'apprentissage" (My Learning Story) espère devenir une expérience d'apprentissage globale, reliant des personnes du monde entier qui partagent leurs histoires sur ce que nous faisons toutes et tous chaque jour : apprendre à construire un avenir meilleur.

 

 

Je continue d'apprendre!

 

Nazarene Mannie slider

 

Nazrene, vous êtes la directrice exécutive du Global Apprenticeship Network (GAN), une alliance axée sur les entreprises et dont l'objectif principal est d’encourager l'apprentissage en milieu professionnel. Merci de nous faire part de vos réflexions sur l'éducation et l'apprentissage... Quel est l'impact de la pandémie de COVID-19 sur le système d'apprentissage ?

Il est clair que l’actuelle pandémie de COVID-19 a un impact important sur l’apprentissage, aussi bien en termes d’organisation que de formation. Toutefois, au sein du GAN Global, nous sommes heureux de voir émerger un grand nombre de solutions et d’innovations qui soutiennent les apprentis et leur permettent de continuer à apprendre grâce à de nouveaux formats. Nous avons constaté une augmentation de l'apprentissage numérique, des pratiques d'apprentissage à distance, de l'apprentissage en groupe et en rotation, ainsi que la mise en place de systèmes permettant de protéger les contrats et les indemnités d’apprentissage. Ces initiatives en faveur de la formation et du développement continus sont un signe de la valeur et de l'importance que l’on accorde aujourd’hui à l’apprentissage.

 

Traditionnellement, l'apprentissage assure la transition entre l'école et le monde du travail. S'agit-il encore d'un modèle valide au XXIème siècle ?

L'apprentissage a encore toute sa place dans les sociétés et les communautés qui y voient une manière d'acquérir des compétences et de développer une carrière. Même si la nature du travail va certainement se transformer dans les prochaines années, je crois sincèrement qu'il y aura encore une place pour l'apprentissage, que ce soit en matière d’éducation ou d'enseignement. Au GAN-Global, nous nous concentrons toute particulièrement sur les questions d'apprentissage en entreprise, car nous sommes convaincus qu’il s’agit d’une solution performante qui permet de créer une main-d'œuvre flexible, durable et capable de répondre aux défis du monde du travail du XXIème siècle.

 

Comment encourager les salarié-e-s plus âgé-e-s à s'engager sur la voie de l'apprentissage en entreprise ?

Il est essentiel que l'ensemble des salarié-e-s, y compris les plus âgé-e-s, puissent renforcer leurs talents, que ce soit en perfectionnant leurs compétences actuelles, en les recyclant ou en en acquérant de nouvelles. Un environnement propice, c’est un environnement centré sur l'apprentissage en milieu professionnel. C’est grâce à cela que les employé-e-s auront la possibilité de montrer les compétences, connaissances et expériences dont ils disposent actuellement et de les développer. La clé d'une telle approche, c’est de créer un environnement sûr et de confiance, dans lequel l'apprentissage est valorisé et où les personnes sont reconnues sur le plan professionnel parce qu’elles ont fait un apprentissage.

 

À votre avis, quel est l’intérêt de renforcer l'apprentissage tout au long de la vie et quels sont les risques posés par l'éducation et la formation en ligne ?

L'apprentissage tout au long de la vie nous permet principalement d’élargir notre base de connaissances, de nous initier et nous exposer à de nouvelles méthodes de travail et à de nouveaux modes de pensée, de développer des approches professionnelles nouvelles et innovantes et d’avoir des opportunités pour faire évoluer notre carrière, que ce soit en restant dans le même domaine ou en s'engageant dans quelque chose de nouveau. Reconnaître ces opportunités nous permet de construire et d’améliorer l'accès au matériel pédagogique et d’offrir l'accès à des cours (par exemple les nombreux MOOC sur Internet). Cela nous permet également de nous assurer que l'apprentissage, une fois terminé, soit reconnu,  que les personnes envisageant de faire un apprentissage puissent recevoir des conseils appropriés, y compris en termes d'orientation professionnelle, et, enfin, que les organisations créent des environnements propices, dans lesquels elles pourront offrir des opportunités d’apprentissage et où les individus également seront motivés pour mener une expérience personnelle d'apprentissage.

Si les opportunités existent, il y a aussi des risques, notamment en termes d'accès aux infrastructures et aux technologies, d'accès à un espace d'apprentissage sécurisé et de motivation personnelle pour apprendre (il ne faut pas imposer l’apprentissage aux individus). Il est également important de veiller à ce que les compétences acquises grâce à cet apprentissage soient reconnues lors du processus de recrutement et d’intégration dans l’organisation et que l'apprentissage ait une vraie valeur sur le plan pratique.

 

En Suisse, environ 30 % des entreprises, en particulier les PME, ne trouvent pas les bons profils. Quel rôle les PME peuvent-elles jouer dans le développement des talents dont elles ont besoin ?

Un élément important de l’action du GAN Global, c’est de travailler avec les PME afin de s'assurer que ces organisations aient les connaissances, l'expérience et la capacité d'offrir elles-mêmes des opportunités de formation et de développement. Nous sommes tout à fait conscients que la formation et le développement nécessitent beaucoup de ressources et peuvent souvent être bureaucratiques. C'est la raison pour laquelle les grandes entreprises sont généralement plus aptes à offrir une offre structurée de formation et développement des compétences. Au GAN, nous travaillons avec nos partenaires pour créer une méthodologie de formation sur la base des bonnes pratiques glanées auprès des grandes entreprises et que les PME pourraient appliquer au sein de leur organisation. Par cette approche, nous les aidons à mieux combler le fossé entre leurs besoins de recrutement et les compétences des candidats, fossé qui existe dans de nombreux secteurs.

 

Le GAN est un réseau mondial. L'apprentissage par le travail est-il un concept applicable dans toutes les sociétés ?

Le GAN Global s’appuie sur 15 réseaux nationaux et compte parmi ses partenaires de nombreuses entreprises multinationales et organisations de développement de politique internationale. Cela nous montre que l'apprentissage sur le lieu de travail est considéré comme une méthodologie et une approche pertinentes pour remédier au déficit de compétences, quels que soient les pays, les économies et les secteurs industriels. C'est une approche qui peut s’appliquer partout dans le monde et être adaptée à différents contextes et besoins.

 

Que faites-vous pour maintenir votre attractivité professionnelle ?

Je lis en permanence et j’échange sans cesse avec les dirigeant-e-s d’entreprise, les universitaires et les partenaires sociaux sur la problématique de l’apprentissage. L'apprentissage tout au long de la vie est une approche à laquelle je crois fermement et la connaissance et la compréhension qu’il m’apporte m'ont permis de continuer à me maintenir à niveau dans un secteur qui est en constante évolution.

 

Que recommanderiez-vous aux personnes qui ont du mal à se remettre à apprendre ?

Je leur suggérerais de commencer petit. Elles peuvent lire au moins un article ou deux par jour, se mettre en contact avec des personnes de leur secteur d’activité et échanger avec des collègues via des plateformes comme LinkedIn et Twitter afin de voir quels sont les derniers développements et mises à jour dans leurs domaines d'intérêt.

 

Que voulez-vous apprendre, mais que vous n'avez pas encore osé ?

J'aimerais développer de nouvelles compétences dans le domaine des nouvelles technologies. En particulier, j’ai envie de mieux comprendre ce que sont les blockchains. Pour le moment, cela me semble difficile d’accès, mais je dois suivre mes propres conseils et aborder l'apprentissage par petits morceaux pour construire progressivement ma base de connaissances.

 

D'où vous vient votre désir d’apprendre ?

Cela me vient de l’enfance : depuis toujours, j’ai un besoin fondamental de lire et d'apprendre. Je suis fascinée par le développement et, comme j’ai travaillé dans de nombreux secteurs d’activité – de la banque à l'ingénierie industrielle –, ça a toujours été important pour moi de suivre le rythme des innovations et des bonnes pratiques. Un autre élément qui me motive, c’est de vouloir être un bon exemple pour celles et ceux qui m'entourent. Au GAN Global, nous encourageons constamment nos partenaires à s'engager et à promouvoir l'apprentissage en milieu professionnel et il est donc essentiel que, nous aussi, nous soyons capables d’évoluer.

 

Qu'est-ce qui a changé pour vous grâce à ce que vous avez appris ?

J'ai pu devenir une interlocutrice de confiance pour les réseaux, les entreprises et les partenaires aussi bien en tant que directrice exécutive du GAN Global que dans mes fonctions précédentes. Cela n’aurait pas été possible si je n'avais pas pu prouver que j’avais une vraie connaissance et une vraie compréhension du sujet que nous promouvons.

 

Qui est votre meilleur professeur ?

Mon meilleur professeur, c’est une approche de l’existence qui m’a fait accepter le mentorat, la supervision et les conseils de celles et ceux qui m'entourent. À ça se sont ajoutées des connaissances académiques, mais certaines des leçons les plus importantes m’ont été enseignées par mes pairs, que ce soit des collègues ou des personnes qui faisaient la même chose que moi.

 

Qu'est-ce que la vie vous a appris ?

J'ai appris que rien n'est permanent, que la vie et le monde sont en constante évolution et que la clé pour faire face aux difficultés et réussir, c’est de pouvoir apprendre et s'améliorer en permanence. Cela me permet de m'assurer que je suis suffisamment adaptable et flexible pour répondre de manière signifiante à toutes les expériences de la vie.

#LifelongLearning

Danièle Castle

Dans les faits, à quoi ressemblent l'éducation et la formation tout au long de la vie ? Comment le #LifelongLearning s’organise-t-il ?

L'apprentissage tout au long de la vie regroupe toute forme d’apprentissage, formel ou informel, et à tout âge. On entend par là les connaissances et les compétences ainsi que leur acquisition, et ce tout au long de la vie. Je me laisse guider par ma motivation profonde, c’est-à-dire ce qui m’intéresse, ce que j’aime faire, mais je tiens aussi compte des besoins externes ou de ce qui me sera utile dans ma vie professionnelle ou mes futurs projets.

 

La pandémie actuelle de COVID-19 impacte le monde entier. Qu'est-ce que la pandémie vous a appris sur vous-même ?

J'ai réalisé que j'avais été bien formée au travail à distance et que j’étais capable de jongler entre plusieurs outils avec une certaine aisance. J'ai également appris qu'il était important de pouvoir compter sur ses propres ressources pour pouvoir faire face à la distance sociale et au travail autonome. Ce sont toutes des choses que j'ai apprises au fil des années...

 

Qu'avez-vous dû apprendre du jour au lendemain afin de vous adapter à la nouvelle situation provoquée par la pandémie ?

J’ai dû rapidement apprendre à utiliser les nouveaux outils numériques adaptés à la situation actuelle. Je suis impressionnée par l'étendue de la créativité déployée par les individu-e-s et les entreprises pour faire face à la situation.

 

Le passage au numérique dans la vie professionnelle et privée a explosé en 24 heures. Que devaient apprendre d'urgence les entreprises suisses ?

Les grandes entreprises sont passées au numérique depuis déjà un certain temps. Les PME suisses, qui constituent l’épine dorsale de l'économie suisse, n'étaient pas assez préparées, loin s'en faut. Ainsi, par exemple, bon nombre de petits commerces qui n'avaient pas de site web pour vendre en ligne ou qui ne disposaient même pas d'une adresse électronique centrale pour les commandes, se sont retrouvés à faire des pieds et des mains pour développer un site web ou des systèmes de fidélisation pour pouvoir honorer des commandes. Dans le domaine de la formation, la fédération des formateurs pour public adulte a organisé quelques séminaires en ligne pour aider les formateurs à passer à la formation en ligne, mais ces formations en ligne ont rencontré un tel succès qu’elles ont dû être reprogrammées. Les entreprises suisses réalisent que le monde a changé et qu'avec les défis émergents, elles devront s'adapter à la numérisation beaucoup plus rapidement que prévu.

 

À quoi ressemble la fracture numérique en Suisse ? Avez-vous entendu parler d'initiatives spontanées visant à combler cette fracture ?

Selon le sociologue suisse Luc Vodoz, il existe trois niveaux de fracture numérique. Pour faire simple,  le premier se résume aux bases du numérique, c'est-à-dire être capable d’allumer et d’éteindre un ordinateur. Le deuxième correspond à l'exécution de tâches simples, comme écrire un courriel, surfer sur le web. Le dernier niveau est synonyme d’une utilisation avancée, c'est-à-dire la capacité à trouver et interpréter correctement des informations, à naviguer parmi des applications et des programmes en appliquant des principes, etc. La fracture numérique touche les citoyen-ne-s du monde entier, y compris en Suisse. Prenons par exemple les personnes âgées, qui ont grandi sans toute cette technologie. Sont-elles capables d’utiliser les services de banque en ligne ou encore de voter par bulletin électronique ? La grande majorité d’entre elles n’en est pas capable. Swisscom et Pro Senectute organisent des cours destinés à cette catégorie de la population. Google organise des cours pour tous les âges, sur le respect de la vie privée, la sécurité et d'autres thèmes. Dans les écoles, l’accent est mis sur les fausses nouvelles et l'identification de sources d'information fiables.

 

Travailler efficacement de chez soi requiert non seulement certaines compétences numériques, mais aussi la capacité à gérer ses émotions, à se fixer des priorités et à se motiver. Avez-vous rencontré des exemples de bonnes pratiques d'entreprises qui aident leurs employé-e-s à réussir leur télétravail ?

Le PDG de digitalswitzerland est en train de préparer une série de meilleures pratiques, qui devrait être bientôt mises en place. Au sein de notre groupe, nous avons profité de l'occasion pour organiser des séances de brainstorming transversal, prendre des cafés en ligne et repenser certaines activités. Nombreuses sont les entreprises à faire de même.

 

Selon vous, quels sont les principaux obstacles à l'apprentissage tout au long de la vie ici en Suisse ?

C'est une bonne question ! Certains vous répondront que c'est une question de temps, d’autres vous diront que c’est une question d'argent, pour d'autres encore le fait de ne pas savoir sur quoi se concentrer à la lumière d'un parcours professionnel est un véritable obstacle. Pour certains, c’est la difficulté à faire reconnaître le travail qui est difficile... Les obstacles sont nombreux et variés. Cependant, digitalswitzerland a mis en place un programme appelé Boost, soutenu par la Fondation Hirschmann, pour favoriser l’accès à l'éducation en ligne et inciter chacun-e à profiter de cette période étrange pour suivre quelques cours.

 

Selon vous, comment la pandémie de COVID-19 va-t-elle influencer l'apprentissage tout au long de la vie ?

J’espère que ce type d’apprentissage va évoluer car l’économie ne se porte pas bien. On va devoir renforcer ses compétences, les adapter, se qualifier à nouveau. Et pour tout cela, l'apprentissage tout au long de la vie est essentiel.

 

Comment digitalswitzerland aide-t-elle les entreprises à améliorer l'apprentissage tout au long de la vie ?

digitalswitzerland est une association qui compte parmi ses membres de grandes entreprises, des PME, des ONG, des universités et des cantons. Nous avons lancé une campagne nationale de sensibilisation et, avec la SAV/UPS, nous avons demandé à nos membres et à leurs membres de signer un engagement à consacrer des ressources à l'apprentissage tout au long de la vie. Nous avons également mis en place un programme, Boost, afin d’aider les entreprises à améliorer les compétences de leurs employé-e-s. Nous continuons à travailler sur la sensibilisation et nous réaliserons également une étude cette année avec plusieurs partenaires afin d'identifier les obstacles à l'apprentissage tout au long de la vie pour les PME suisses.

 

Comment apprendre tout au long de la vie ?

La clef est d'apprendre à apprendre. Cette pratique doit se faire dès l’enfance, puis  à l'école et à l'université.

 

Que voulez-vous apprendre, mais que vous n'avez pas encore osé ?

La médecine ! Je n’ai jamais été assez bonne en sciences et mathématiques.

 

Qu'est-ce que la vie vous a appris ?

C'est un vaste sujet. Il me faudrait plusieurs heures pour y répondre !  Je dirais, reconnaître l’importance de la famille et des ami-e-s,  à être résiliente, à continuer à apprendre...

 

Qui est votre meilleur professeur ?

Mes meilleurs professeurs sont mes enfants, mes sœurs, mes amis et mes collègues.

 

Avez-vous dû « désapprendre » quelque chose ?

Oui, et pas qu’une seule. Le mode de fonctionnement des entreprises a changé, et la gestion aussi. Les générations futures recherchent davantage un emploi qui ait du sens, et un meilleur équilibre entre vie professionnelle et vie privée.

 

Qu’avez-vous appris de vos erreurs ?

A ne pas les répéter.

 

Que ferez-vous en premier lorsque le confinement prendra fin ?

Une longue randonnée en montagne !

J'aime apprendre!

 

Mulham Soufi ELB 1

 

Mulham, tu es étudiant à l’Ecole 42 à Lyon. Cette école fonctionne autrement, car vous apprenez des uns des autres. Quelle est la force de cette école ?

Etudier à l’Ecole 42 est très valorisant, car on ne se trouve pas seulement dans le rôle de celui qui reçoit mais également de celui qui donne. On n’est donc pas des récipients vides à remplir, mais dès le premier jour, on peut partager son expérience. On se sent compétent, positif et utile.  
Finalement, dès qu’on arrive à expliquer quelque chose, alors cela démontre qu’on a compris la matière.

En plus, à l’Ecole 42 les gens sont très passionnés, ouverts, il n’y a que quelques individualistes. On se connaît très bien, cela crée une bonne cohésion de groupe  et de travail.


Ce qui m’intrigue, c’est que vous apprenez comme dans un jeu vidéo, sauf que vous êtes vous-même l’avatar…

Oui, la structure ressemble à celle d’un jeu vidéo. On commence au niveau zéro et l’objectif est d’atteindre le niveau 21 (la moitié de 42). Chaque niveau est de plus en plus difficile à atteindre. Le niveau de chaque étudiant est visible pour tous les étudiants inscrits dans l’école 42, que ce soit ici en France ou dans d’autres écoles 42 dans le monde, cela motive.

 

Mulham, d’où vient ta motivation intérieure pour apprendre ?

Lorsque quelque chose a du sens pour moi, alors je veux l’apprendre.  Dans le domaine du développement informatique, je veux savoir développer des outils qui peuvent améliorer les conditions de la vie humaine. Par exemple, développer un site web pour une association a un sens pour moi.

 

Quelles sont les compétences clé du 21ème siècle ?

  • L’écoute de soi et des autres
  • Encourager les autres à faire ce qu’ils aiment
  • Etre conscient de ses actes

 

Qu’est-ce que l’expérience de la pandémie COVID 19 t’a appris?

Je pense que ça m’a permis de prendre beaucoup de recule. C’est superbe de pouvoir voir les façons de réagir et comprendre les mécanismes économiques dans nos sociétés et ce qui en dépend. Pour moi, c’est l’opportunité d’identifier les faiblesses pour potentiellement offrir des solutions. Je pense que c’est aussi une façon d’occuper intelligemment mon esprit dans cette période d’incertitude.

 

Quelle personne t’a appris le plus?

Mon ancien employeur, que  je considère également comme mon mentor, car elle m’a donné beaucoup de confiance en moi. C’est grâce à elle que j’ai décidé d’apprendre. Elle m’a donné une raison, elle m’a expliqué pourquoi c’est important d’apprendre et d’avoir une expertise technique.

 

Quelles leçons as-tu tiré des moments d’échec?

La meilleure leçon que j’ai apprise de l’échec, c’est que c’est seulement une étape et non pas l’une des deux conditions : échouer ou réussir. Exemple : en tant que développeur, durant  90% de mon temps je suis en train d’échouer, le 10% restant, je suis juste content de pouvoir essayer mon programme.

 

Qu’est-ce que la vie t’a appris ?

Quel que soit le projet, il faut se lancer et le filet de sécurité viendra … il faut se faire confiance. Par exemple, je ne savais pas patiner, et un jour j’étais seul devant une patinoire sur une place publique. J’ai alors essayé et depuis un an je patine trois fois par semaine et je suis devenu plutôt bon.

 

Tu as participé deux fois au programme « Caux, Peace and Leadership (CPLP) » à Caux. Qu’est-ce que tu as appris durant ce temps ?

J’ai appris à Caux à porter de l’intérêt pour les autres. On y rencontre des gens ayant des défis très différents. A travers leurs histoires, on a envie de s’impliquer dans les enjeux mondiaux : la paix, la quatrième révolution industrielle, l’environnement, etc.

 

 

 

 

 

 

J'apprends tous les jours!

 

Christine Beerlie square big

 

Christine, vous avez choisi la phrase : J'apprends tous les jours ! Qu'avez-vous appris jusqu'à présent de l'actuelle épidémie du coronavirus ?

J'apprends ce que beaucoup d'entre nous sont obligés d'apprendre : comment vivre avec un agenda vide et comment communiquer avec ma famille, mes ami-e-s et mes contacts professionnels sans les rencontrer. Cela m'a montré ce que j'ai toujours su : que j'aime (la plupart) des gens. J'attends avec impatience le moment où nous pourrons nous retrouver face à face.


Nous sommes très honorés de vous avoir comme présidente du Conseil de la Fondation Initiatives et Changement. Qu'avez-vous appris de surprenant dans ce rôle ?

Je ne m'attendais pas à ce que le réseau international soit aussi grand et solide, comme il semble l'être. Il est impressionnant de voir que tant de personnes dans le monde s'appuient sur les mêmes valeurs et promeuvent un leadership éthique dans les affaires, par exemple.

 

Quelle est la chose la plus importante que vous ayez apprise en tant que membre d'un cabinet d'avocats ?

Que l'État de droit et un système judiciaire indépendant sont aussi importants pour le bien-être et le développement d'un pays que la démocratie.

 

On dit que la politique est une "école dure" : quelle a été la leçon la plus difficile que vous ayez apprise lorsque vous étiez au Parlement en Suisse ?

Ce n'est peut-être pas la leçon la plus difficile, mais c'était une leçon intéressante : les politicien-ne-s que vous entendez et voyez le plus dans les médias ne sont pas ceux qui travaillent le plus pour le bien-être du pays.


Quelle a été votre meilleure expérience d'apprentissage en tant que vice-président du Comité international de la Croix-Rouge ?

Les personnes qui se trouvent dans des situations de guerre très difficiles, voire apparemment sans espoir, ne sont pas de simples "victimes". Ce sont des personnalités extrêmement fortes qui veulent juste avoir l'espace et la possibilité de s'occuper de leur famille.

 

Vous avez également été enseignante ; de quelle manière le système éducatif suisse devrait-il être modifié pour répondre aux opportunités et aux défis du 21e siècle ?

La crise actuelle et la fermeture des écoles poussent le système scolaire suisse vers beaucoup plus de numérisation. Cela aura un effet positif durable.

 

En raison des changements démographiques et de l'innovation technologique, 33 % des employeurs suisses ont des difficultés à recruter. Comment pouvons-nous accélérer l'apprentissage tout au long de la vie et le recyclage des compétences en Suisse ?

Je pense que l'attitude des gens a beaucoup changé ces dernières années. Chacun-e sait qu'il ou elle devra investir dans l'apprentissage tout au long de sa vie pour être au courant des nouveaux développements et préserver son employabilité.


Comment suivre la transformation numérique ?

Je ne sais pas si je suis à la hauteur. J'utilise mon ordinateur et ma tablette car il n'est pas possible de travailler sans eux. Je ne sais pas vraiment comment ils fonctionnent : mais c'est la même chose pour ma voiture !

 

Vous êtes officiellement à la retraite, mais en réalité, vous êtes très active. Comment partagez-vous vos leçons de vie ?

Je n'ai pas de leçons à partager : je suis très heureuse si je peux être utile.


Quel est votre meilleur-e professeur-e ?

La vie et mon chien.

 

Qu'est-ce que la vie vous a appris ?

Que si vous essayez de donner le meilleur de vous-même dans n'importe quelle situation, cela vous permet de rester enraciné-e et calme. Mais les choses les plus importantes de la vie peuvent à peine être influencées.

 

Que voulez-vous apprendre que vous n'avez pas encore osé faire ?

Le tango.

 

 

Rendons l'apprentissage à nouveau amusant !

 

Bram Jonker long

 

Qu'avez-vous appris aujourd'hui ?

Que les membres de mon équipe sont des personnes extraordinaires au grand cœur.

 

Comment apprendre ? Quel est votre propre style d'apprentissage ?

Je n'ai jamais été un bon élève à l'école où les manuels scolaires constituaient la principale source d'information. Pour moi, la meilleure façon d'apprendre est d'écouter et de voir quelqu'un parler d'un sujet qui le passionne véritablement. Avec les Ted Talks en ligne, j'ai découvert une nouvelle façon d'apprendre, ludique. Je suis capable de regarder des Ted Talks pendant des heures à l'aéroport ou dans un bon bain chaud.

 

Votre expérience d'apprentissage passée influence-t-elle votre manière d’apprendre actuelle ?

A l’école, ou plus tard à l'université, il ne m'était pas possible d'absorber des connaissances en écoutant un professeur lire un PowerPoint ou les pages d'un manuel. Bien que je sois parfois tenté d'acheter des livres dans les aéroports, les incontournables, je n'atteins jamais à la dernière page. Réalisant que le contenu sous forme de texte ne fonctionnait pas, j'ai changé ma façon d'apprendre en regardant des contenus vidéo avec des intervenant-e-s qui partagent leur enthousiasme et leur passion pour leur domaine d'expertise.

 

Avez-vous dû « désapprendre » pour vous défaire de vos habitudes d’apprentissage ?

Oui, j'avais besoin d'accepter que je ne suis tout simplement pas un bon lecteur. Il m’arrive d’envier les personnes capables de se concentrer sur un livre. A mes yeux, il me semble plus intelligent de lire un livre plutôt que de regarder une vidéo. Mais j'ai fini par accepter que je ne serai jamais un bon lecteur et que j'apprends différemment.

 

Avez-vous enseigné récemment ?

Oui, j'enseigne tous les jours. J'ai deux jeunes enfants et je crois qu'en tant que parent, vous êtes une sorte d'enseignant. Non pas en leur disant ce qu'ils doivent faire ou penser, mais en leur donnant l'espace et la sécurité nécessaires pour devenir ce qu'ils veulent être. Préparez-les pour l'avenir en les aidant à développer leurs compétences (créativité, esprit critique, collaboration et communication) d'une manière amusante et ludique.

 

Quelle est la passion qui vous anime lorsque vous apprenez ?

Apprendre de nouvelles choses et être capable de partager ce que j'ai appris avec mes ami-e-s et les membres de mon équipe. Le point positif est que je peux simplement leur envoyer un lien pour qu’ils aient accès à la même connaissance que moi/vivent la même expérience.

 

Qui est votre meilleur professeur ?

La personne dont j'apprends le plus est mon supérieur chez Deloitte. C'est un leader inspirant qui possède des connaissances et des compétences humaines exceptionnelles. Il a beaucoup de responsabilités en tant que directeur technique et la façon dont il crée un environnement où chacun-e peut contribuer, apprendre et s'épanouir est une source d'inspiration. J'apprends beaucoup de la façon dont il interagit avec les autres et dont il dirige l'équipe.

 

Qu'est-ce que la vie vous a appris ?

A être moi-même. Avec toutes mes imperfections, celles qui font justement ce que je suis.

 

Quel genre de recommandations d'apprentissage donneriez-vous à votre « jeune moi » ?

Tu apprendras tout au long de ta vie, alors ne sois pas trop dur-e avec toi-même et laisse-toi le temps de grandir.

 

Qu'est-ce que l’échec vous a appris ?

Qu'il peut faire mal, mais qu'avec du recul, c’est de lui dont on apprend le plus.

 

Qu'avez-vous appris lors de votre dernier séjour au Caux Forum, lors de la conférence « Leadership éthique dans le business » ?

L'importance de la nature qui m'entoure, car elle m’inspire et me donne de l'énergie.

 

Qu’aimeriez-vous encore apprendre ?

Le chant.

 

Qu'allez-vous apprendre prochainement ?

Comment fonctionne la réalité virtuelle et augmentée d'un point de vue technique et comment l’appliquer dans mon entreprise.

 

Que recommanderiez-vous à celles et ceux qui ont du mal à se lancer pour apprendre à nouveau ?

Rendez l’apprentissage amusant. Faites en quelque chose de ludique et trouvez ce qui marche le mieux pour vous, comme les  Ted Talks pour moi.

 

Qu'apprenez-vous en gérant des changements constants ?

A construire autour de soi un environnement d'apprentissage continu et à réorienter l'attention sur nos compétences humaines

 

Quelles sont les compétences dont le XXIe siècle a besoin ?

Créativité, pensée critique, collaboration et communication. Ces compétences ne peuvent être remplacées par des ordinateurs, mais aussi l’envie d’apprendre et de jouer avec la technologie.

 

Qu'avez-vous appris récemment pour protéger la planète ?

Les récits alarmistes ne marchent pas, les histoires qui inspirent, elles, marchent. C'est pour cette raison que j'ai arrêté de regarder des contenus dérangeants sur la façon dont la planète est en danger et j'ai commencé à chercher des personnes initiatrices d’initiatives porteuses de changement, sans pour autant courir après les honneurs. Cela m'inspire et m'incite à passer à l’action.

 

Quels sont les ingrédients clés pour mettre en place une culture de l'apprentissage sur son lieu de travail ?

Il est tout d’abord indispensable de faire comprendre qu’il est permis de poser des questions.  À l’ère du tout numérique, où l’information est omniprésente, nous pensons presque devoir nous-mêmes tout savoir. Or pour apprendre, nous devons poser des questions. Un ingrédient clé est donc de créer un environnement sûr et de montrer l'exemple en posant à nouveau des questions. Deuxièmement, il faut rendre l'apprentissage ludique. Le développement des compétences du futur se prête particulièrement à une forme d’apprentissage ludique. Enfin, libérez-vous du temps pendant la semaine pour vous et votre équipe afin d'acquérir de nouvelles connaissances et de développer des compétences. Ce que je constate souvent sur le lieu de travail, c'est qu'il y a un budget pour les activités d'apprentissage. Mais si un responsable n'en fait pas usage, son équipe ne le fera pas non plus.

 

Les entreprises doivent s'appuyer sur un objectif, des valeurs et une vision collective. Que faut-il apprendre pour y parvenir ?

Deux choses. Tout d'abord, il faut inclure chacun-e, à tous les niveaux, dans la conception non pas axée sur les slogans marketing mais sur ce que chacun croit et ressent réellement.

Deuxièmement, donnez l'exemple ! Le fait de l'inscrire dans des documents ou de l'intégrer dans des présentations ne mène à rien. Ce n'est que lorsque les dirigeant-e-s affichent un comportement et des actions alignés sur les objectifs, les valeurs et la vision de l’entreprise que les autres suivront. 

 

 

 

Apprendre l'innovation critique pour déclencher le changement

 

Jowan Oesterlund big

 

Jowan, vous implantez des puces électroniques chez les êtres humains pour leur offrir une vie plus confortable : plus besoin de savoir où l’on a mis ses clefs, plus besoin de mémoriser les codes d’accès et les mots de passe. Est-ce que cela ne met pas en péril notre mémoire et notre capacité à apprendre ?

Non, bien au contraire, en se débarrassant du stress quotidien de devoir sans cesse chercher ses clefs, ses papiers ou ses identifiants, on libère du temps et de l'espace propices à la créativité. Et lorsque vous serez maître de votre identité numérique, vous pourrez disposer pleinement de vos données, créant ainsi une sorte de « valeur fondamentale ».

 

Qu'entendez-vous par innovation « critique » ?

L'innovation critique consiste à défier tout ce qui vient entraver le progrès par l'innovation, tous ces éléments qui  viennent freiner l’innovation, les obstacles à un environnement créatif, c'est-à-dire les réglementations en matière de marchés publics et les segments de marché semi-monopolisés.     

 

Qu’avez-vous appris qui ait changé votre vie ?

Plus vous apprenez de nouvelles choses, plus vous vous rendez compte du peu de choses que vous connaissez réellement  =)

 

Qui est votre meilleur professeur ?

Mes enfants, ma femme et mes erreurs.

 

Qu’aimeriez-vous encore apprendre ?

A piloter un hélicoptère, à faire double salto arrière, et le saut extrême

    

Quelles leçons avez-vous tirées de vos échecs ?

Echouer plus souvent, mais se relever plus vite.

 

Qu'avez-vous appris lors de votre dernier séjour au Caux Forum ?

A élargir mes horizons grâce à la diversité des rencontres et des témoignages.  

Désapprendre pour le changement

 

Biliana Vassileva

 

Biliana, vous êtes coach et consultante et vous avez une grande expérience en matière d'innovation et de changement social. Avez-vous eu à « désapprendre » certaines pratiques ?

A ne pas me prendre trop au sérieux et c’est quelque chose sur lequel je travaille encore. J'apprends aussi à ne pas trop me fier aux pensées qui me viennent à l'esprit.

 

Dans votre travail, vous vous concentrez également sur le rôle de l'échec. Quelles leçons avez-vous tirées de l'échec ?

On dit qu'il est important de tirer des leçons de l'échec en l'analysant, ce qui est vrai, mais nous devons transformer l'échec en action, et pas seulement en connaissances... sinon nous serons paralysé-e-s par l'expérience de l'échec. C'est comme dans le cas d’un accident : il faut revenir à la situation initiale. Par exemple, si vous êtes tombé-e de cheval, il faut que vous remontiez le plus vite possible, pour ne pas en avoir peur. Pour cela, il faut beaucoup de courage, de créativité et de confiance en soi.

 

Comment l'échec nous empêche-t-il de réussir ?

Il ne l'empêche pas. En réalité, l'échec nous aide à réussir. Mais ce qui nous empêche de réussir, ce sont nos peurs.

J'ai appris qu'il y a 5 types de peurs, que nous devons surmonter pour pouvoir changer :

1.    La peur de ne pas être assez bien. Pour surmonter cette peur, il faut prendre des mesures qui renforcent la confiance en soi.

2.    La peur d'être en concurrence avec les autres. Pour contrebalancer cette peur, nous devons nous engager dans une collaboration avec les autres.

3.    La peur de l'inconnu. Ici, les solutions consistent à être créatif, à essayer différentes choses jusqu'à ce qu'elles fonctionnent et qu’elles montrent la direction à suivre.

4.   La peur de ne pas atteindre son objectif. Pour gérer cette peur, nous devons apprendre à accepter l'échec et à l'utiliser à notre avantage.

5.    La peur de réussir. On peut se poser la question, mais c'est aussi une véritable peur : comment changer si je réussis ? Est-ce que ma famille et mes amis m'aimeront toujours ? Cette crainte peut nous paralyser. La réponse est donc : essayez, vivez ! Laissez-vous surprendre par la réalité !

 

Qui est votre meilleur-e professeur-e ?

La nature. Être dans la nature me détend, m'ouvre à des surprises. Il y a 15 ans, je suis allée faire de la plongée sous-marine avec mon mari. Je me demandais comment gérer la résistance dans un contexte de changement. J’ai ensuite soudainement vu un troupeau de poissons qui flottait et suivait le courant, et le courant changeait constamment. J'ai découvert qu'il fallait être avec le changement, se détendre et travailler avec lui.

 

Que devons-nous apprendre pour gérer le changement constant et l'incertitude ?

Nous devons apprendre à rire à nouveau de nous-mêmes. Nous devons apprendre à rire de nos situations, nous vivons dans un monde qui nous fournit tout, donc l'humour aide à se décoincer, à voir le côté amusant.

 

Comment pouvons-nous apprendre à changer ?

Il est difficile de changer. Nous devons donc nous écouter, si quelque chose ne fonctionne pas, nous devons écouter et apprendre à écouter notre voix intérieure. La vie est totalement contextuelle, donc le contexte nous appelle à faire quelque chose de concret. Apprendre à changer, c'est vraiment apprendre à changer notre façon de penser au changement et de faire les choses pour être en phase avec notre voix intérieure et le contexte.

 

Que voulez-vous apprendre mais que vous n'avez pas encore osé ?

Je suis ma critique la plus dure, donc je veux apprendre à moins me juger et à m'accepter davantage. J'ai besoin d'apprendre à me faire confiance.

 

Qu'est-ce que la vie vous a appris ?

L'importance de prendre soin de soi-même pour prendre soin des autres. De cette façon, je peux contribuer et soutenir le changement que je veux voir dans le monde.

 

Apprendre pour le changement

 

Rainer Gude

 

Rainer, d'où vient votre motivation intérieure pour apprendre ?

Je suis vraiment curieux et je veux savoir "pourquoi" et "comment"... J'aime aussi simplement apprendre de nouvelles choses et je sens que cela fait partie de la croissance et de la vie en général.


Que voulez-vous apprendre mais que vous n'avez pas encore osé ?

Une autre langue, peut-être le portugais ou le norvégien.


Qu'allez-vous apprendre ensuite ?  

J'ai hâte de lire le livre "La vie secrète des arbres" et j'aimerais aussi en savoir plus sur le jardinage.


Que recommanderiez-vous à ceux qui ont du mal à recommencer à apprendre ?

De commencer par quelque chose d'amusant. Notre scolarité nous a souvent empêché-e-s d'apprendre car elle était « forcée » et souvent sans intérêt.... Essayez d'en faire un jeu ou demandez-vous ce que vous aimeriez savoir de plus.

 

Qu'est-ce que la vie vous a appris?

La patience.

 

Qu'avez-vous appris lors de votre dernier séjour au Caux Forum?

Qu'avec une bonne préparation et une bonne équipe de soutien, vous pouvez faire des choses que vous n'auriez jamais pensé faire...Comme animer un panel sur un sujet que je ne connaissais très peu auparavant.

 

 

Nazarene Mannie slider

Le Caux Forum est un lieu qui vous donne une leçon d’humilité et qui vous offre un espace sûr pour explorer différents sujets et vous épanouir avec des idées audacieuses tout en restant fidèle à vous-même. 

Michelle Rickenbach, Gestion de projets informatique et Relation écosystèmes à Panter AG

Le Caux Forum – l’éthique en entreprise – donne un contexte de conversation à la fois très ouverte, dépassionnée où on prend le temps d’écouter, ce qui va permettre justement de traiter ces sujets un peu brûlants qu’on voit dans la presse mais où ils sont toujours traités de la même façon, les aborder ici différemment et on peut repartir avec des idées nouvelles, une nouvelle conception de ce qu’est l’éthique et la technologie.

Père Eric Salobir, Président OPTIC Technology

J’ai adoré chaque seconde de cette conférence. Je n’aurais jamais imaginé que j’allais rencontrer autant de personnes intéressantes et chaleureuses. Je repars fort de nouvelles idées, pensées et amitiés. 

Bram Jonker, Responsable Innovation, Deloitte (Pays-Bas)

Je quitte la conférence en me sentant à la fois enrichi et satisfait et en emportant avec moi des enseignements qui me serviront sur le plan professionnel.

Antonio Hautle, Global Compact Network Suisse, responsable des programmes & représentant du réseau

 

Le concept de réflexion personnelle et de ce qu’il est possible d’entreprendre à son propre niveau personnel pour impacter le monde, est vraiment important.

Tara Scanlan, Customer Success Group, Ventes

La conférence Leadership éthique dans le Business m’a donné l’état d’esprit, les connaissances et les connexions nécessaires pour contribuer à garantir que l’humanité tire profit de la transformation numérique. 

Tom Marshall, Ambassadeur communauté innovation, Deloitte (Pays-Bas)

intervenant-e-s

Vivek Asrani
PDG
Kaymo Fastener Company
Inde
Lire la suite Cacher plus
Vivek Asrani travaille pour l’entreprise familiale depuis 35 ans et est actuellement le directeur de Kaymo Fastener Company en Inde. Après avoir obtenu son diplôme en science, il a poursuivi des études de droit. Il était membre du comité exécutif de l’AIESEC de 1986 à 1989 et le président fondateur de l’Association of Youth for Better India (AYBI) de 1990 à 1993. Il a découvert I&C en 1992 et en est un membre actif depuis 1995. Il fait actuellement partie du conseil d’administration d’I&C Inde. Vivek est également membre des conseils d’administration de plusieurs ONG en Inde : Toybank – Un projet ayant permis de créer 325 centres de jeu dans les écoles municipales des régions rurales de l’Inde, contribuant au bien-être de plus de 45 000 enfants chaque jour. Praja – Une des plus grandes initiatives citoyennes de l’Inde qui tient le système responsable pour ses résultats en se basant sur les informations collectées à travers Right To Information (RTI). Muktangan – Un projet bénéficiant 7 écoles municipales de Bombay où sont scolarisés 3 200 enfants et où ont été formé-e-s plus de 500 enseignant-e-s des communautés locales. Son épouse Rashida dirige une entreprise d’ameublement et ses deux fils sont actuellement étudiants.
Danièle Castle
Directrice générale de l'éducation et des talents
digitalswitzerland
Suisse
Danièle Castle est Directrice générale de l'éducation et des talents chez digitalswitzerland. Cliquez ici pour lire notre entretien avec Danièle dans la série "Mon expérience d'apprentissage".
Brendan Kelly
Responsable mondial pour le leadership et développement professionnel et directeur du Wealth Institute
Crédit Suisse AG
Suisse / Irlande
Brendan Kelly est le Responsable mondial pour le leadership et développement professionnel et le directeur du Wealth Institute pour Crédit Suisse AG.
Nazrene Mannie
Directrice exécutive
GAN Global
Afrique du Sud
Nazrene Mannie est la Directrice exécutive de GAN Global. Cliquez ici pour lire l'entretien avec Nazrene dans notre série "Mon expérience d'apprentissage".  
Isabella Phoenix
Responsable mondiale Channel chez HP et co-fondatrice d'Architects of Air
Suisse
  Isabella Phoenix est responsable mondiale Channel chez HP et co-fondatrice d'Architects of Air
Sarah Schwab
Fondatrice & PDG
The Experience Accelerator
Royaume-Uni
Sarah Schwab est la fondatrice et PDG de The Experience Accelerator.
Gabriele Segre
Directeur
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Suisse / Italie
Gabriele Segre est le directeur de la Vittorio Dan Segre Foundation (Suisse).

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