La Fondation de Caux recherche un.e Responsable Finance, Administration et Ressources Humaines (80–100%) pour rejoindre son équipe au Caux Palace, au-dessus de Montreux.
Membre de l'équipe de leadership, vous jouerez un rôle clé dans le pilotage des fonctions de support de la Fondation et contribuera à son développement dans un environnement international unique.
Ce poste combine responsabilités stratégiques et opérationnelles, avec la supervision des finances, des ressources humaines et des processus administratifs, tout en soutenant une culture organisationnelle fondée sur la confiance, l'éthique, la collaboration et la durabilité.
Vous êtes une personne polyvalente et engagée, et souhaitez mettre vos compétences au service d'une organisation qui œuvre depuis près de 80 ans à construire la confiance au-delà des divisions ? Alors cette opportunité est faite pour vous. Nous nous réjouissons de recevoir votre candidature.
De la résistance à la réconciliation : le siècle remarquable de Jens Jonathan Wilhelmsen
10/06/2026
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Le 10 juin 2026, Jens Jonathan Wilhelmsen, membre d’Initiatives et Changement Norden, fêtera ses 100 ans, un cap remarquable pour un homme dont la vie a été marquée par certains des conflits et des réconciliations les plus marquants de l’ère moderne. Au cours de plusieurs décennies d’engagement sur trois continents, il reste guidé par une conviction simple mais exigeante : tout changement durable dans la société commence par le changement personnel.
Né en Norvège en 1926, entre les deux guerres mondiales qui ont marqué le XXe siècle, Jens Wilhelmsen grandit sous l’occupation allemande de la Norvège. Jeune homme, il participe au mouvement de résistance clandestin pendant les derniers mois de la Seconde Guerre mondiale. Comme pour beaucoup de sa génération, la guerre a laissé en lui des traces profondes. Dans les années qui ont suivi, il traverse une période de dépression et d’incertitude quant à l’avenir.
Un tournant se produit lorsqu’il découvre Initiatives et Changement, alors connu sous le nom de Réarmement Moral (MRA). Un défi en particulier le frappe avec une force inhabituelle : « Si vous voulez un monde meilleur, le meilleur endroit pour commencer, c’est vous-même. »
Ce qui aurait pu sembler simpliste s’est avéré transformateur dans la pratique. Il se souviendra plus tard comment des tentatives de réparer des relations tendues au sein de sa propre famille ont produit des résultats étonnamment positifs. Cette expérience le convainc ainsi que la réconciliation n'est pas un idéal abstrait, mais une force concrète.
À l’époque, il étudie la philologie à l’université d’Oslo. En 1948, un gouvernement provincial de l’Allemagne d’après-guerre fait appel au MRA pour « redonner espoir à notre peuple ». Pour un jeune Norvégien qui a vécu l’occupation, cette invitation à travailler en Allemagne est à la fois moralement exigeante et historiquement significative. Il accepte.
Si vous voulez un monde meilleur, le meilleur endroit pour commencer, c'est vous-même.
Sur la tour avec le groupe European Action Force, 1974 / Avec le compositeur français Paul Misraki (au piano), 1948
(Jens Wilhelmsen debout au centre sur les deux photos), photos : IofC
Les cinq années suivantes le conduisent dans la Ruhr, le cœur industriel de l'Allemagne, où les tensions politiques et morales de l'Europe d'après-guerre sont particulièrement vives. Il y est témoin d'une société qui s'efforce de se reconstruire matériellement et spirituellement après le nazisme et la guerre. Des dirigeants industriels issus du milieu nazi, des ouvriers socialistes et des syndicalistes attachés au marxisme cherchent tous une voie à suivre dans un pays divisé.
Une rencontre en 1949 allait se révéler particulièrement déterminante. Jens Wilhelmsen séjourne chez le militant ouvrier communiste Max Bladeck et son épouse Grethe dans leur modeste logement de trois pièces. Ils offrent au jeune Norvégien un canapé dans leur salon, et nuit après nuit, les deux hommes débattent jusque tard dans la soirée de politique, d'idéologie et de l'avenir de l'Europe.
Au début, les discussions ne mènent nulle part. Wilhelmsen se souvient plus tard qu’il avait consacré la majeure partie de son énergie à tenter de convaincre Max Bladeck de tout ce qu’il estimait être les défauts du communisme. Puis, au cours d’un moment de réflexion matinal, il change de perspective : au lieu de s’attaquer aux convictions auxquelles son hôte a consacré sa vie, il devrait parler en toute honnêteté des moments où lui-même n'a pas été à la hauteur de ses propres idéaux.
Ce soir-là, Jens Wilhelmsen abandonne l'argumentation et parle à la place de ses propres manquements et contradictions. À sa grande surprise, son interlocuteur répond dans le même esprit. Comme Jens Wilhelmsen l'écrit plus tard : « Nos points de vue idéologiques et politiques étaient encore très éloignés, mais une certaine confiance s’installait entre nous ».
Nos points de vue idéologiques et politiques étaient encore très éloignés, mais une certaine confiance s’installait entre nous.
With Adolf Scheu, Kullervo Rainio & Japie Basson, 1972 / Avec Max Bladeck au Japon (deuxième à partir de la droite) dans les années 1950, photos : IofC
Cet épisode devient emblématique de l’approche qui allait définir l’œuvre de toute une vie. Il découvre que la confiance naît rarement d’une victoire idéologique ; elle naît lorsque les gens osent faire preuve d’honnêteté envers eux- et elles-mêmes. Dans le climat profondément polarisé de l’Europe d’après-guerre, où l’amertume et la méfiance façonnent la vie politique, de telles rencontres représentent une voie différente, ancrée non pas dans l'abandon des convictions, mais dans l’humanité et l’introspection.
Jens Wilhelmsen estime que ces efforts de réconciliation ont contribué, à leur humble manière, à la remarquable reconstruction de l’Allemagne. Il a vu d’anciens ennemis, employeurs et travailleurs, conservateurs et socialistes, commencer progressivement à coopérer pour reconstruire une société démocratique. Les leçons apprises dans la Ruhr l’accompagneront pour le reste de sa vie.
En 1953, il est invité au Japon, où il travaille en étroite collaboration avec des dirigeants politiques, des chefs d’entreprise et de jeunes leaders. Il noue des liens particulièrement forts au sein du Seinendan, l’organisation de jeunesse du pays qui compte quatre millions de membres. Lorsque l’organisation décide en 1957 d’envoyer cent jeunes leaders à une conférence de la MRA aux États-Unis, Jens Wilhelmsen est invité à les accompagner.
Ce voyage ouvre un nouveau chapitre. Restant en Amérique pendant deux ans, il assume une grande variété de missions : des contacts avec des hommes politiques à Washington jusqu'au soutien de dirigeants syndicaux appliquant les principes de dialogue et de construction de la confiance dans les ports de New York et les villes sidérurgiques de Pennsylvanie. A travers toutes ces expériences, il développe une compréhension particulière du leadership : la transformation sociale ne dépend pas seulement des institutions et des politiques, mais aussi des choix moraux des individus.
Jens Wilhelmsen en conversation à Caux, 2024 (photo : Ulrike Pick)
Au cours des décennies suivantes, le travail de Jens Wilhelmsen s'étend à travers l’Afrique, l’Inde, l’Europe de l’Est et l’Europe occidentale. Dans les nations africaines fraîchement indépendantes, il se confronte aux héritages complexes du colonialisme, des inégalités et des divisions ethniques. Ses expériences au Burundi et au Congo appronfondissent profondément sa réflexion sur les responsabilités historiques de l’Europe et sur la fragilité de la paix là où la confiance s’est effondrée.
Depuis 1967, son épouse Klär Wilhelmsen et lui font leur vie à Oslo. Ensemble, ils élèvent leurs enfants tout en menant une vie internationale dédiée à la réconciliation et à l’engagement civique. Son épouse décède en 2015, laissant derrière elle leurs deux filles, leurs gendres, huit petits-enfants et un arrière-petit-fils.
Parallèlement à son travail sur le terrain, Jens Wilhelmsen devient auteur. Son ouvrage publié en 2016, Eyewitness to the Impossible (Témoin de l'Impossible), propose des réflexions sur ce qu’il appelle « construire la confiance sur trois continents ». L'ouvrage mêle mémoires, observations politiques et réflexions morales, présentant aux lecteur.rice.s des gens ordinaires dont les actions ont influencé le cours de l’histoire : mineur.euse.s de charbon et dirigeant.e.s industriel.le.s allemand.e.s, jeunes leaders japonais.e.s, défenseur.euse.s de l’indépendance africaine et bien d’autres encore. « Ecrire l’histoire n’est pas l’apanage des riches et des puissant.e.s », affirme-t-il.
Ecrire l'histoire n'est pas l'apanage des riches et des puissant.e.s.
Caux Forum Intergénérationnel 2024 : Jens Wilhelmsen sur scène avec sa fille Camilla (à gauche) / Le plus jeune et le plus âgé des participants au Forum
Le message central de l’ouvrage fait écho au principe qui l’a inspiré pour la première fois dans sa jeunesse : « Lorsque les individus ou les nations se penchent sur leurs propres manquements plutôt que sur ceux des autres, des forces puissantes se libèrent. » Plutôt que de proposer des formules idéologiques, Jens Wilhelmsen nous invite à expérimenter l’honnêteté, la responsabilité et la réconciliation dans notre propre vie.
Les critiques norvégien.ne.s ont reconnu à la fois la portée historique et le sérieux moral de son ouvrage : « Les gens ordinaires peuvent-il.elle.s faire l’histoire ? » et ont conclu que les récits de Jens Wilhelmsen montrent que ceux et celles qui souhaitent changer le monde « doivent commencer par eux.elles-mêmes, mais ne pas s’arrêter là. » (Vårt Land, Oslo)
Aujourd’hui, alors qu’il atteint sa centième année, Jens Jonathan Wilhelmsen se dresse comme le témoin d’un siècle marqué par la guerre, les conflits idéologiques, la décolonisation et la mondialisation, mais aussi par des exemples extraordinaires de renouveau humain. Il n’a pas consacré sa vie à la notoriété ou au pouvoir, mais au travail patient et souvent invisible de construction de la confiance entre des personnes autrefois divisées par la haine, la peur ou l’injustice.
À une époque encore troublée par la polarisation et les conflits, où la démocratie est menacée, son exemple demeure frappant de pertinence. Le parcours centenaire de Jens Wilhelmsen nous rappelle que la réconciliation n’est jamais naïve lorsqu’elle s'ancre dans le courage, l’honnêteté et la responsabilité personnelle. L’histoire, il l’a démontré tout au long de sa vie, n’est pas seulement l’œuvre des gouvernements et des généraux. Elle est également façonnée par des gens ordinaires prêts à se transformer eux-mêmes, et ce faisant, à contribuer à changer le monde.
Joyeux anniversaire, Jens !
Caux Forum Intergénérationnel 2024 : Jens Wilhelmsen s'exprimant lors d'une séance plénière / Retrouvailles entre ami.e.s de longue date : avec Usha and Rajmohan Gandhi (photo : Ulrike Pick) / Sur scène, dans l'attente de prendre la parole.
À l'heure où le monde est confronté à la division, à la méfiance et à l’incertitude, les convictions qui guident Jens Jonathan Wilhelmsen depuis près de huit décennies sont plus pertinentes que jamais. La nécessité d’un dialogue honnête, de courage moral et de la reconstruction de la confiance au-delà des clivages politiques, culturels et idéologiques reste plus urgent que jamais.
Telles sont également les questions au cœur du Caux Forum pour la démocratie (22 - 26 juin 2026) qui se tiendra cet été à Caux : il réunira des citoyen.ne.s, des dirigeant.e.s et des acteur.rice.s du changement du monde entier pour explorer comment la démocratie peut être renouvelée grâce à la responsabilité, au dialogue et aux liens humains.
Parfois, les moments qui façonnent nos vies surviennent lorsque nous ne les attendons pas. Pour Lewis Cardinal (Canada), l’un de ces moments a commencé par une ascension nocturne en voiture dans la montagne et s’est transformé en un parcours de toute une vie : un voyage fait d’écoute, d’appartenance et de liens humains, et d'une compréhension plus profonde de la sagesse que nous portons en nous et de ces façons discrètes dont le changement commence.
Quand Lewis Cardinal est arrivé au Caux Palace pour la première fois en 2004, la montagne ne l’a pas accueilli en douceur.
Il était plus d’une heure du matin lorsque sa voiture a commencé sa lente ascension au-dessus de Montreux. La pluie martelait le pare-brise avec une telle violence que les essuie-glaces peinaient à suivre le rythme. Des éclairs déchiraient le ciel, faisant surgir les sapins sombres dans un relief blanc et net l’espace d’un instant avant qu’ils ne disparaissent à nouveau. À ses côtés, sa femme s'efforçait de rire malgré sa peur face aux pentes abruptes qui bordaient la route. Sur la banquette arrière, sa fille avait collé son visage contre la vitre. Lorsqu’ils se sont enfin devant le Caux Palace, Lewis se souvient avoir pensé : « On dirait le château de Frankenstein. »
Puis la porte d’entrée s'est ouverte, et il a été accueilli dans la chaleur.
Lewis (gauche) avec des leaders autochtones du Canada et de la Sibérie, Caux 2004
Des années plus tard, Lewis se souviendrait encore de ce moment; non pas de la tempête, ni de cette impression surréaliste d’avoir découvert un palais à flanc de montagne au milieu de la nuit. Ce qui est resté gravé en lui était plus simple : la gentillesse. Après une vie entière passée à savoir ce que c'était de se tenir à l'écart du cercle, la gentillesse avait encore le pouvoir de le prendre au dépourvu.
Lewis est issu du peuple des Cree des forêts du nord de l’Alberta, au Canada. Son grand-père lui a appris que le succès ne valait pas grand-chose si l’on ne se retournait pas pour aider quelqu’un d’autre à s’élever avec soi. Sa grand-mère lui a appris que même un jardin était destiné à nourrir plus que celui.celle qui l’avait planté.e. Ces enseignements l’ont accompagné lorsqu’il s’est assis aux côtés de chef.fe.s d’État, lorsqu’il a partagé des repas avec des membres de familles royales, lorsqu’il a passé du temps avec le Dalaï-Lama et s’est rendu compte que même un géant spirituel pouvait rester merveilleusement humain.
Et ils l’ont accompagné lors de son premier séjour à Caux.
Lewis prenant la parole au Caux Forum 2023 avec Allan-Charles Chipman (IofC USA) et Marienne Makoudem
Whenever Lewis came to Caux after his first visit, he sat with elders and leaders from every corner of the world. Their songs were different, their ceremonies were different, their histories had taken different paths. Yet beneath those differences, the foundations were the same: respect for the earth as something living, the belief that human beings exist in relationship rather than isolation, and the knowledge that healing begins when people are willing to listen - not only to each other, but to the stillness within themselves.
That was what changed him. He began to understand that his role was not simply to speak on behalf of Indigenous people, but to help create spaces where people could truly meet one another.
En entrant, Lewis a senti quelque chose d'étrangement familier sous les parquets cirés et l’histoire européenne. Les lieux sacrés, il le savait, ne sont pas faits de pierre. Ils sont faits de l’esprit que les gens y apportent.
Caux, il le pressentait, était un endroit où les gens venaient pour écouter, non pas cette écoute polie qui attend son tour pour prendre la parole, mais quelque chose de plus profond. Le genre d’écoute que les peuples autochtones pratiquent depuis des générations : tendre l'oreille à la voix silencieuse qui se cache sous le bruit.
Chaque fois que Lewis est revenu à Caux depuis son premier séjour, il s'est retrouvé assis aux côtés d'aîné.e.s et de dirigeant.e.s venu.e.s des quatre coins du monde. Leurs chants étaient différents, leurs cérémonies étaient différentes, leurs histoires avaient empruntés des chemins différents. Pourtant, sous ces différences, les fondements étaient les mêmes : le respect de la terre comme d'une entité vivante, la conviction que les êtres humains existent en relation les un.e.s avec les autres plutôt que dans l’isolement, et la certitude que la guérison commence lorsque les gens sont prêts à écouter, non seulement les un.e.s les autres, mais aussi le silence en eux.elles-mêmes.
C’est ce qui l’a transformé. Il a commencé à comprendre que son rôle n’était pas simplement de parler au nom des peuples autochtones, mais d’aider à créer des espaces où les gens pourraient véritablement se rencontrer.
Cérémonie Saluer le jour pendant les Rencontres Arts et Paix de Caux 2025 (Photo: Orjan Ellingvar)
Lors du Caux Forum 2023, Lewis a introduit des cérémonies matinales ancrées dans les savoirs et la sagesse autochtones. Ces moments de recueillement, qui avaient toujours fait partie de la tradition de Caux, allaient désormais s'accompagner de chants sacrés et de rassemblements silencieux autour d’un feu.
Depuis lors, ces cérémonies font partie intégrante des conférences estivales, rappelant que nous formons tou.te.s une seule et même humanité. À l’été 2025, Lewis a apporté à Caux un tipi cree authentique, qui est rapidement devenu l’un des moments forts de l’été dans les jardins du Caux Palace*.
Montage du tipi à Caux avec Hinauri Nehua Jackson du Global Indigenous Dialogue (photo centre: R. Rolim)
Pour Lewis, il est essentiel que les gens comprennent l’importance de l’équilibre, d’être en relation avec ce qui nous entoure et avec ce à quoi nous sommes lié.e.s. Et de prendre conscience que chacun.e d’entre nous a un rôle à jouer.
« Parfois, c’est la voix la plus discrète qui détient la pièce du puzzle qui résoudra votre problème », dit-il. « Nous ne le saurons jamais si seules les voix les plus fortes sont entendues. »
Car c’est dans le silence et l’écoute que commence le véritable changement.
Lewis Cardinal est un communicateur et éducateur issu de la Première Nation de Sucker Creek Cree, relevant du Traité n°8 dans le nord de l’Alberta, au Canada. Depuis plus de trois décennies, son engagement de leader s’est exercé à travers des rôles de défense des droits aux niveaux local, national et mondial, notamment en faveur des droits des peuples autochtones, de la revitalisation culturelle, de la défense des intérêts des Autochtones en milieu urbain et le renforcement des capacités, ainsi que dans l’établissement du dialogue interreligieux. Ses contributions ont été saluées par de nombreuses distinctions, dont deux médailles de la reine Elisabeth II (Jubilé de diamant et Jubilé de platine), le Prix Indspire pour le service public (une reconnaissance décernée par les peuples autochtones du Canada), la médaille du centenaire de la province d’Alberta pour les droits de la personne et la diversité, ainsi qu’un doctorat honorifique en lettres sacrées du St. Stephen’s College de l’Université d’Alberta pour son travail visant à combler les fossés culturels et confessionnels. En octobre dernier, Lewis Cardinal a été intronisé en tant que 11ème chancelier du St. Stephen’s College de l’Université de l’Alberta à Edmonton, au Canada.
Ces expériences nourrissent chaque aspect de son travail de conseil et de production audiovisuelle, où il se spécialise dans l’éducation autochtone, la gouvernance autochtone, la communication stratégique et le développement de projets. Par-dessus tout, il reste animé par un engagement de longue date à cultiver des relations sacrées entre des communautés et des visions du monde diverses.
Lewis est le responsable du Global Indigenous Dialogue et coprésident du conseil d’administration d’Initiatives et Changement Canada.
Foyer utilisé lors des cérémonies matinales Saluer le jour organisées par Lewis à Caux
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Etude d'impact de la Fondation de Caux 2023 - 2025
02/06/2026
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Etude d'impact de la Fondation de Caux 2023 - 2025
Quelle différence faisons-nous ?
Mesurer l’impact ne se résume pas à compter les activités, les participant.e.s ou les impressions sur les réseaux sociaux. Il ne s’agit pas non plus de confirmer ce que nous pensons déjà. Il s’agit de comprendre si un changement significatif se produit grâce au travail que nous accomplissons.
La première étude d'impact (2023–2025) indépendante de la Fondation de Caux examine de plus près comment l'instauration de la confiance, le dialogue et la collaboration contribuent à un impact durable à travers nos activités – et ce que l'on peut en tirer comme enseignements.
L'impact n'appartient jamais à une seule organisation. À Caux, il émerge grâce aux personnes, aux partenariats et aux conversations qui aident à instaurer la confiance au-delà des clivages.
Lisez l'étude et découvrez par vous-même ses conclusions.
22 juin 2026: Cérémonie d'ouverture du Caux Forum pour la démocratie - Programme
programme
Monday, 22 June
13:30 - 14:45
Amphithéâtre - Maison de la Paix, Chemin Eugène Rigot 2, Geneva
CEREMONIE D'OUVERTURE
A PROPOS DE L'ÉVÉNEMENT
Réunissant des dirigeant.e.s, des professionnel.le.s et des acteur.rice.s du changement issu.e.s de divers secteurs et régions, la Cérémonie d'ouverture du Caux Forum pour la démocratie suscitera une réflexion sur l'état actuel de la démocratie et mettra en lumière les voies du renouveau.
Vous découvrirez les thèmes centraux qui animeront les 5 jours du Caux Forum pour la démocratie, où dialogue, apprentissage et collaboration se dérouleront tout au long de la semaine.
Ce moment d'ouverture est conçu pour créer un espace commun et dynamique; une occasion de renouer les liens, de trouver l'inspiration et d'envisager des possibilités concrètes pour une transformation démocratique.
MUSIQUE
Lou RÉMY, Violon
MAITRESSE DE CÉRÉMONIE :
Sarah NOBLE, Responsable de l'engagement global, de la construction de la paix et du développement intérieur, Fondation Caux Initiatives et Changement
MOT DE BIENVENUE
Jacqueline COTÉ, Présidente de la Fondation Caux Initiatives et Changement
Ambassadeur Tim ENDERLIN, Chef de la division Paix et droits de l'homme, Département fédéral des affaires étrangères
MUSIQUE
Lou RÉMY, Violon
PAROLES DE SAGESSE
« Éthique, responsabilité et avenir de la démocratie » : une réflexion sur le leadership offrant une vision politique à long terme
S.E. Yukio HATOYAMA, Ancien Premier ministre du Japon (2009–2010)
MUSIQUE
Lou RÉMY, Violon
PERSPECTIVES INTERNATIONALES
Des dirigeant.e.s internationaux.ales présentent une vue d'ensemble des défis liés à la gouvernance démocratique et aux droits de l'homme.
Avec des interludes musicaux de Lou Rémy.
Lieutenante-Gouverneure Ghazala F. HASHMI, Lieutenante-Gouverneure de l'État de Virginie (États-Unis) - (message vidéo préenregistré en raison d'un imprévu dans le calendrier)
Matjaž GRUDEN, Directeur pour la démocratie, Conseil de l'Europe
Peggy HICKS, Directrice de la Division des procédures thématiques et spéciales du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme
14:45 - 15:00
INTERMÈDE ARTISTIQUE & MUSICAL
Avec :
Sveinung NYGAARD, Compositeur & Musicien
Lisa YASKO, Musicienne & Membre du Parlement ukrainien
15:00 - 16:30
LES DIMENSIONS INTÉRIEURES DE LA DÉMOCRATIE
LES DIMENSIONS INTÉRIEURES DE LA DÉMOCRATIE
Cette session met l'accent sur les fondements humains, culturels et psychologiques qui sous-tendent la vie démocratique.
Co-Modérateur.rice.s :
Ignacio PACKER, Directeur exécutif, Fondation Caux Initiatives et Changement
Sidra RASLAN, Co-Fondatrice Creative Leadership & Soutien au programme de durabilité partenaire HP Amplify Impact et Responsable de communauté
PARTIE 1 : Jeunesse et démocratie
Une conversation avec de jeunes leaders et leadeuses du monde entier.
MUSIQUE
Lou RÉMY, Violon
PARTIE 2 : Relier la transformation intérieure et extérieure : faire le lien entre l'état d'esprit, le comportement, la culture et le changement systémique
Une réflexion sur la manière dont la durabilité et la démocratie exigent des transformations au niveau des croyances, des valeurs et des visions du monde, tant individuelles que collectives, ainsi que des capacités intérieures qui les façonnent.
Avec :
Christine WAMSLER, Professeure, Université de Lund - Centre for Sustainability Studies
MUSIQUE
Lou RÉMY, Violon
PARTIE 3 : Une conversation sur la démocratie participative
Un dialogue interactif mettant en exergue l'engagement citoyen et les modèles de gouvernance participative.
Avec :
Christine LUTRINGER, Directrice exécutive & Chercheuse senior, Albert Hirschmann Institute on Democracy - Graduate Institute Geneva
Marie HÜRLIMANN, Co-Directrice, Foraus – Forum suisse de politique étrangère
MUSIQUE
Lou RÉMY, Violon
PARTIE 4 : Les femmes redynamisent la démocratie : économie, instauration de la confiance et principes humanitaires
Avec :
Ai SASAKI, Présidente, Asia Women Leaders Forum (AWLF)
Les femmes au cœur des économies démocratiques
Cette intervention met en lumière le rôle du leadership féminin, des modèles économiques inclusifs et de la coopération interrégionale dans le renforcement de la résilience démocratique.
Talia SMITH, responsable du programme Trustbuilding, au nom d’Initiatives et Changement International, lauréate du Prix de la paix du Luxembourg 2026
Renforcer la démocratie par le Trustbuilding
Un focus sur la manière dont les approches du Trustbuilding peuvent favoriser des sociétés inclusives, rétablir la confiance civique et soutenir la participation démocratique.
Elisabeth DECREY WARNER, Fondatrice et Ancienne Présidente exécutive de Geneva Call & Directrice du World Tour des Conventions de Genève
Redynamiser les principes humanitaires : le World Tour des Conventions de Genève
Alors que les Conventions de Genève sont confrontées à des défis croissants, cette initiative mondiale mobilise la société civile à travers un parcours symbolique de la flamme afin de sensibiliser le public, de renforcer la responsabilité démocratique et de réaffirmer les principes humanitaires et la dignité humaine.
MOTS DE CLÔTURE
Ignacio PACKER, Directeur exécutif, Fondation Caux Initiatives et Changaement
Sidra RASLAN, Co-Fondatrice Creative Leadership & Soutien au programme de durabilité partenaire HP Amplify Impact et Responsable de communauté
MUSIQUE
Lou RÉMY, Violon
16:30 - 17:00
RAFRAICHISSEMENTS
Une pause thé et café sera proposée à la fin de la cérémonie d'ouverture.
16:45/55 - 18:30
TRANSFERT A CAUX & CHECK-IN
Pour les participant.e.s du Caux Forum pour la démocratie ayant réservé :
le forum résidentiel (22 - 26 juin)
l'Expérience Caux 2 nuits
une participation au programme « Réimaginer la(les) démocratie(s) » destiné aux jeunes leaders
Le trajet en bus de Genève au Caux Palace, avec des départs à 16:45 et 16:55, sera, au-delà du simple aspect logistique, l'occasion de créer du lien avec les autres participant.e.s et de présenter Caux en tant qu'acteur de l'écosystème de la Genève internationale, offrant un lieu qui permet de prendre du recul par rapport aux pressions institutionnelles du quotidien et de s'engager dans des échanges profonds sur la démocratie, le leadership et la responsabilité humaine.
Veillez noter que le transfer en bus est inclus dans les réservations de tou.te.s les participant.e.s ayant réservé le forum résidentiel et l'expérience Caux 2 nuits.
Pour les participant.e.s venant en voiture : Si vous arrivez depuis Genève/ Lausanne/ Vevey, veuillez paramétrer votre GPS pour passer par « Clarens » ou « Montreux Gare ». Ne suivez pas l'itinéraire suggéré automatiquement qui passe par « Les Avants » car il vous fera emprunter une route de montagne sinueuse et le trajet sera plus long et difficile.
Des places de stationnement gratuites sont disponibles devant le Caux Palace, près de la gare ou près du court de tennis.
Arrivée anticipée : Vous pouvez réserver une nuit suppémentaire (arrivée le dimanche 21 juin) avant le début du Caux Forum pour la démocratie. Votre chambre sera disponible à partir de 14:00 CEST. Si vous souhaitez arriver plus tôt, vous pourrez déposer vos bagages à la réception (information pour les arrivées anticipées)
Mariana Tobón Almanza est titulaire d'une licence en gestion hôtelière et commerce international et termine actuellement son master en développement de projets et finance à Vatel Suisse. Originaire de Colombie, son parcours l'a conduite en Suisse en 2021, où elle allie depuis lors sa vision internationale à une expérience pratique dans le secteur de l'hôtellerie. Animée par une passion pour les gens et un amour pour la création d'expériences enrichissantes, Mariana apporte à la fois chaleur humaine et professionnalisme dans tout ce qu'elle entreprend.