Créer des ponts quand la finance creuse des fossés
Dialogue de Caux sur la terre et la sécurité
24/09/2019
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Dialogue de Caux sur la terre et la sécurité
Chau Tang-Duncan met à profit plus de 20 années d'expériences dans le secteur bancaire et la diplomatie commerciale afin d’améliorer l'accès aux services financiers pour les communautés les plus défavorisées.
Chau Tang-Duncan a occupé des postes à hautes responsabilités dans les domaines de l'investissement et du commerce auprès des gouvernements britannique, australien et malaisien. Aujourd'hui, elle est cofondatrice et cheffe de l'exploitation Earthbanc, une société de technologie financière qui investit dans les énergies renouvelables, le développement durable et les projets communautaires.
« Je suis venue à Caux pour la première fois en 2010, raconte-t-elle, cette expérience m'a ouvert les yeux et le cœur sur mon rôle à jouer dans la reconnexion des êtres humains à la Terre. Depuis, je m’efforce de poursuivre ce rôle dans ma vie personnelle et professionnelle en mettant tout en œuvre pour mobiliser les investissements dans les énergies renouvelables et le développement durable et en travaillant avec des personnes qui partagent la vision d'un avenir durable à faible émission de carbone. »
Les paramètres de décision écologique de Earthbanc visent à combiner les opinions de parties tierces avec les paramètres financiers et d'investissement vert afin d'améliorer la collecte de données, la production de rapports et le soutien au financement mixte pour la restauration des écosystèmes.
Depuis sa participation au Dialogue de Caux sur la terre et la sécurité (CDLS) en 2019, Chau Tang-Duncan a lancé Earthbanc au Royaume-Uni et en Estonie. Elle travaille avec d’autres participant-e-s de la conférence pour combler le fossé financier entre réfugié-e-s, personnes déplacées en Afrique et la diaspora en Europe. Pour cela, Earthbanc a mis en place une plateforme entièrement fonctionnelle qui recherche actuellement des capitaux pour pouvoir offrir un accès financier à ces communautés.
En conséquence directe du Dialogue de Caux sur la terre et la sécurité, Earthbanc collabore étroitement avec le gouvernement de Meghalaya, un Etat du Nord-Est de l’Inde, pour développer une plateforme permettant aux agriculteurs et agricultrices, aux autres producteurs et productrices et au gouvernement lui-même de recevoir des paiements pour les services écosystémiques pour chaque transaction effectuée.
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Quelques milliards de personnes dépendent de l’eau provenant des collines de Meghalaya, au Nord-Est de l’Inde. L’un des responsables de la conservation de l’eau de l’État, Aibanshngain Swer, a participé à l’Académie d’été sur la terre, la sécurité et le climat qui s’est tenue à Caux en juin 2019.
Aibanshngain Swer est directeur de l'Autorité de Développement du Bassin de Meghalaya (Meghalaya Basin Development Authority), président-directeur général de la fondation Meghalaya Water Foundation, responsable de département de l’Institut de Formation sur la Conservation (Conservation Training Institute) et directeur général de l’Agence Meghalaya Basin Management Agency. Il est également directeur de l’Institut de Gouvernance de Meghalaya (Meghalaya Institute of Governance), qui travaille à promouvoir la bonne gouvernance dans les secteurs public, privé et bénévole.
Il décrit l'Académie d'été comme une « initiative fantastique qui permet de développer des compétences en dialogue pour aborder les situations de conflit, la dégradation de l’environnement et le changement climatique. Les conversations qui ont eu lieu pendant l’Académie d’été ont déjà permis de lancer de nouvelles idées de projets. »
Les participant-e-s de l’Académie d’été ont pu suivre le Dialogue de Caux sur la terre et la sécurité (CDLS) qui avait lieu en même temps. Ils ont abordé les dures réalités du changement climatique, des réfugiés climatiques et du besoin de dialogue et de collaborations pour sauvegarder l’environnement naturel et maintenir de bonnes relations entre voisin-e-s. « Le dialogue a été reconnu comme l’une des activités essentielles dans la promotion de la confiance ; le dialogue crée les conditions nécessaires pour mettre en place une bonne gouvernance, la paix et la sécurité », a déclaré Aibanshngain. « Nous avons partagé des exemples de communautés pionnières dans la mise en œuvre de leurs propres solutions aux défis liés à la dégradation des terres, aux conflits et au changement climatique. »
Après la conférence, Aibanshngain a retrouvé d’autres personnes du Caux Forum à la Conférence des Parties de la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification (COP14 CNULD) à Delhi. Ils ont présenté la mise en œuvre de la politique en matière d’eau de Meghalaya, qui régule la conservation et la protection des ressources en eau de l’État. Cette politique est la première à avoir été approuvée par un État en Inde. Elle vise à mobiliser les communautés dans les domaines de la conservation et du développement durable.
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Les villages phares du développement durable de Meghalaya
Dialogue de Caux sur la terre et la sécurité
24/09/2019
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Dialogue de Caux sur la terre et la sécurité
« Notre objectif à Meghalaya est de construire une économie à faible émission de carbone grâce à la mobilisation et à l’engagement des communautés, » a déclaré Conrad Sangma, le premier ministre de Meghalaya, lors de la séance d’ouverture du Dialogue de Caux sur la terre et la sécurité (CDLS) qui a eu lieu au mois de juin dernier. « Je reconnais que nous avons encore un long chemin à parcourir mais nous avons déjà pris des mesures significatives pour restaurer nos terres et favoriser la résilience de nos communautés face au changement climatique. »
Conrad Sangma, qui a également lancé la première Académie d’été sur la terre, la sécurité et le climat, qui a eu lieu en même temps que le Dialogue de Caux sur la terre et la sécurité, a parlé du lien de longue date existant entre Initiatives et Changement (I&C) et Meghalaya. Dans les années 1960, les lignes directrices d’Initiatives et Changement furent utilisées par les leaders du mouvement non violent pour donner naissance à l’État de Meghalaya en 1972. Plus récemment, de nombreu-ses responsables officiel-les et leaders de l’État ont été formé-e-s à Asia Plateau, à Panchgani, le siège d’Initiatives et Changement en Inde, et en 1994, Meghalaya envoya une délégation gouvernementale à Caux. « Notre lien avec Initiatives et Changement est un lien de longue date et qui perdure, » a déclaré Sangma, « et je suis heureux d’avoir ajouté un nouveau chapitre à notre histoire commune en participant au Dialogue de Caux de cette année. »
Comme dans le reste du monde, la philosophie traditionnelle de Meghalaya en matière de conservation environnementale et de gouvernance communautaire a été affaiblie ces dernières décennies, entraînant la dégradation des terres dans certaines régions. L’impact du changement climatique se ressent également de multiples manières. Les précipitations sont devenues imprévisibles et les évènements météorologiques extrêmes sont devenus plus fréquents. Dans ce contexte, le gouvernement de Sangma a placé la durabilité, la conservation environnementale et le renforcement de la gouvernance au niveau communautaire au centre de ses efforts de développement.
Sous son leadership, Meghalaya est devenu le premier état en Inde à développer une politique complète en matière d’eau. Ces dernières années, l’État a également renforcé la gouvernance au niveau communautaire en soutenant de nouveaux organes villageois créés en harmonie avec les institutions traditionnelles. Certains villages de Meghalaya sont des repères phares pour les communautés rurales du monde entier et les efforts du gouvernement de l’État ont été appréciés par le gouvernement indien ainsi que par les agences de soutien internationales.
Sangma souhaite à présent que les experts et expertes qu’il a rencontré-e-s pendant la conférence développent des projets durables qui permettront au gouvernement de Meghalaya de fournir des emplois verts à ses citoyen-ne-s et des revenus à l’industrie, au gouvernement et aux communautés. « Je vous invite tous et toutes à visiter Meghalaya et à nous aider en exprimant vos pensées et vos idées pour mieux répondre aux défis de la conservation environnementale, » a déclaré Sangma. « Je suis également certain qu’il y a beaucoup à apprendre des interventions du gouvernement et des communautés de Meghalaya en matière de durabilité. J’invite le Dialogue de Caux à s’engager auprès de l’Etat de Meghalaya et à étendre cet engagement dans l’avenir à toute la région du Nord-Est de l’Inde. »
Une première étape a été effectuée dans cette direction lors de la Conférence des Parties de la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification (COP14 CNULD) à Delhi, où les responsables officiel-les de Meghalaya ont travaillé avec la délégation internationale d’I&C et ont présenté la mise en œuvre de la politique de Meghalaya en matière d’eau.
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L'Imam et le Pasteur : quand les ennemis apprennent à se faire confiance
20/09/2019
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Lorsque vous rencontrez le pasteur James Wuye et l’imam Muhammad Ashafa, vous n’imaginez pas que ce duo sympathique et dynamique était autrefois des ennemis mortels, que ces deux hommes avaient la charge de milices opposées dans les conflits de leurs communautés au nord du Nigeria. Le documentaire primé, L'Imam et le Pasteur, et sa suite, Une Réponse africaine (FLT films), racontent l'histoire de leur réconciliation et de leur cheminement personnel vers la confiance.
L’impact international de leur histoire a débuté à Caux, en Suisse, en 2004, lorsque le réalisateur britannique David Channer décida de réaliser un documentaire sur leur parcours improbable. « Caux a été le lieu où nos activités ont commencé à prendre de l’ampleur », explique le pasteur Wuye. Les deux hommes avaient sous-estimé le retentissement mondial que le film allait avoir. Aujourd’hui traduit dans 17 langues, ce documentaire a permis d’aider à créer des liens dans de nombreuses zones de conflit. Il a été utilisé comme un moyen de construire des ponts entre différentes parties.
Depuis le tournage du film, le pasteur Wuye et l’imam Ashafa ont continué d’avancer sur ce qu’ils nomment « le chemin du pardon et de la guérison à travers les divisions religieuses ». Au Nigeria, les [Cl1] projets récents se sont notamment concentrés sur le conflit entre les pasteurs et les agriculteurs sédentaires. Ils ont été récompensés en 2017 par le « Prix pour l’Innovation Interculturelle », conféré par l’Alliance des civilisations des Nations Unies. Ces initiatives ont également permis de lancer le projet de cinq ans TOLERANCE, qui vise à former les dirigeant-e-s aux thèmes de la coexistence religieuse et nationale. Le pasteur Wuye et l’imam Ashafa ont récemment été nommés conseillers auprès de l'Union africaine pour lutter contre la corruption et promouvoir le dialogue interreligieux.
« Vaincre la peur par la confiance » – Imam Ashafa
Imam Ashafa à Caux en 2012
Comment est-ce que deux extrêmes opposés peuvent « rassembler leur énergie pour rendre le monde meilleur » ? Tout revient à la construction de la confiance. « Une fois que la confiance est établie, il n’y a plus rien que nous ne puissions pas réussir », explique le pasteur Wuye, « c’est un processus qui rassemble les esprits, les communautés et les institutions pour construire un avenir meilleur. Si nous voulons résoudre les problèmes actuels du monde, nous devons apprendre à nous faire confiance. »
« Aujourd’hui, la peur gagne du terrain partout dans le monde parce que la confiance s’affaiblit », poursuit l’imam Ashafa. « Vous ne pouvez vaincre la peur qu'en instaurant la confiance. » C’est parce qu’ils craignent leurs voisins que les gens pensent qu’ils ont besoin de clôtures, de caméras, d'armes. Au contraire, l’imam Ashafa affirme que « pour se sentir en sécurité, il faut faire confiance à son voisin. »
« Tu as besoin de personnes autour de toi pour te développer », déclare l'imam Ashafa, « la vie d’une personne ne peut se construire dans l'isolement. » Il explique que la confiance n’est pas synonyme de vulnérabilité, mais désigne au contraire « la capacité de créer entre deux personnes un état de sécurité où elles n’attendent rien en retour ». Cette idée fait écho à celle d’Initiatives et Changement, qui promeut la création d’espaces sûrs pour instaurer la confiance. Ces espaces sont sans jugement. Animées par des intentions pures et désintéressées, les personnes doivent éprouver de l’amour et de l’honnêteté envers leurs « ennemis ».
« Être submergé-e par l'amour » – Pasteur Wuye
Pastor Wuye à Caux en 2012
« Faire confiance c’est comme donner de l’amour », déclare le pasteur Wuye. « Vous devez partager cet amour de manière à bouleverser la personne en face de vous, jusqu’à ce qu’elle vous aime en retour. »
« Faire confiance revient à aimer inconditionnellement votre voisin », reconnaît l’imam Ashafa. Il met son bras autour des épaules du pasteur Wuye et déclare : « aujourd'hui, je me sens plus en sécurité parce que je possède un ami qui n’est pas musulman, qui ne fait pas partie de ma tribu, qui n’est pas de ma culture et avec qui je ne partage pas beaucoup de choses. Parce que nous nous faisons confiance, nous avons la capacité de marcher ensemble. »
Et pour ceux qui se sont fait tromper par d’autres à qui ils avaient accordé leur confiance ? Le conseil du pasteur Wuye est de ne pas abandonner : « continuez de parler avec cette personne car la confiance est un processus que vous devez construire. »
Dr Muna Ismail est scientifique et écologiste et se passionne pour la restauration des terres dans les écosystèmes arides et dégradés de pays en situation de post-conflit afin de promouvoir le développement de modes de vie durables. Au cours de ces quatre dernières années, elle a conçu la formation Refugees as Rebuilders™ destinée aux professionnel-le-s réfugié-e-s originaires de la Corne de l’Afrique et d’autres régions en conflit, et installé-e-s au Royaume-Uni.
Burim est l’un de ces enfants demandeurs d’asile filmé par Manuela Frésil. Il a 4 ans lorsqu’il arrive en France avec ses parents et son frère de 8 ans. Sa famille appartient à la minorité albanaise en Macédoine et n'a pas obtenu l'asile.
En 2015, Manuela Frésil part à la rencontre de familles vivant dans les rues d’Annecy. Peu à peu, la confiance s’instaure, et Manuela Frésil réalise le film « Le bon grain de l’ivraie », un documentaire qui nous plonge avec une grande humilité dans le quotidien et les difficultés de ces familles. Ce documentaire nous invite à suivre pendant une année ces enfants migrants ou demandeurs d’asile, au gré de leur déménagement, d’auberge de jeunesses en centre d’hébergement.
« Je suis conscient-e de l’impact du numérique sur mon quotidien. D’accord ou pas d’accord avec cette phrase ? » demande au public Rainer Gude, responsable partenariats auprès d’Initiatives et Changement (I&C) Suisse. Les participant-e-s réfléchissent, puis se déplacent en majorité vers le milieu des escaliers d’Uni-Mail, plutôt vers la droite, pour manifester leur accord. C’est ainsi que démarre la session interactive d’I&C Suisse dans le cadre de la journée suisse du digital le 3 septembre 2019.
L’édition genevoise des festivités, co-organisée par l’Université de Genève, l’Etat de Genève, la HES-SO de Genève et le Comité international de la Croix-Rouge (CICR), avait pour thème « l’humain au cœur de la transformation numérique ». Partenaire de la manifestation, I&C a eu l’honneur de démarrer les festivités avec une session interactive où les participant-e-s ont pu suivre le quotidien de Fabrice, un personnage ultraconnecté dans sa vie personnelle, professionnelle et sociale, tel que conté par Christophe Barman, co-fondateur de Loyco SA. L’objectif était de créer un dialogue entre citoyen-ne-s et expert-e-s sur le rôle et l’impact du numérique au niveau de l’individu et de la société.
Les échanges portent tout d’abord sur le rôle des technologies au niveau individuel, le « smart me ». A l’instar de Fabrice avec sa montre connectée, sa dépendance aux réseaux sociaux et aux applications de téléphone, les personnes s’en remettent de plus en plus à l’intelligence artificielle (IA) pour prendre des décisions dans leur quotidien. L’expert présent, Jean-Henry Morin, professeur associé à l’Université de Genève, au Centre Universitaire d’informatique, souligne à ce sujet l’importance de la littératie numérique et de ce fait de l’éducation par le service public « pour apprendre à vivre avec le numérique ».
Fabrice est aussi accompagné et aidé à la maison par son assistante personnelle automatisée, Alexa. Le « smart home », avec ce type d’objets connectés, est une solution à la recherche de plus de confort, de rentabilité énergétique et de sécurité, explique Daniela Sauter de Resideo. Selon elle, le smart home « aide à avoir plus de temps pour être plus heureux ». Dans le public, on se soucie davantage de la protection des données et des récents scandales liés à ce type d’appareils. « L’évolution est en route » et la protection des données est une priorité, rassure Mme Sauter.
Dans la Genève fictive de Fabrice, la gestion de la circulation, de l’éclairage, des déchets et de la sécurité est optimisée grâce au numérique. La Genève de demain pourrait y ressembler. « La smart city », explique Patricia Solioz Mathys, directrice exécutive Smart City, SIG, « c’est comment utiliser les nouvelles technologies au service de la ville, du canton, d’un pays de demain ». Il est important que « chacun-e soutienne le système démocratique » pour maîtriser les enjeux de protection des données.
Enfin, les participant-e-s apprennent que le poste de Fabrice sera prochainement remplacé par un agent conversationnel automatisé. Selon Christophe Barman, 30 à 40% des emplois risquent de disparaitre pendant les cinq prochaines années chez Loyco SA. L’équipe a décidé d’anticiper les changements liés à l’automatisation de certains emplois en encourageant les collaborateurs et collaboratrices à réfléchir sur l’évolution de leurs métiers et à se former.
Avant de poursuivre sur la thématique du travail et du numérique dans la prochaine session, les participant-e-s sont à nouveau amené-e-s à se positionner sur les escaliers d’Uni-Mail au sujet des mêmes phrases qu’en début de session. On constate une certaine évolution au niveau de la conscience prise sur l’impact des nouvelles technologies sur la société.
A travers cet évènement, I&C a pu démontrer son expérience dans la création d’un espace de réflexion et de discussion entre les participant-e-s sur les nouvelles technologies, avec un apport thématique d’expert-e-s. « J’ai appris que c’était une méthode intéressante de facilitation et je vais m’en inspirer », partage une participante à la fin de l’évènement. « C’était intéressant de constater que les smart technologies peuvent être importantes pour une régulation d’énergie », réagit Mathieu Ghanipour, étudiant.
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Christophe Girod est le directeur général de l’Hospice général depuis 2013. De 2005 à 2012, il a travaillé au Haut-Commissariat aux Droits de l’Homme à Genève et comme représentant du Secrétaire général de l’ONU au sein de la Commission s’occupant du sort des disparus à Chypre. De 1986 à 2004, il a effectué plusieurs missions sur le terrain pour le CICR et a occupé différents postes au siège.
Brice Ngarambe est un réfugié burundais, arrivé en 2015 et aujourd’hui coordinateur de projets à l’Hospice général.
Intégration pour les réfugiés, par les réfugiés : Brice Ngarambé et Christophe Girod parleront du parcours d’un réfugié depuis son arrivée à Genève et des programmes d’intégration mis en place par l’Hospice général.